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La Chique de Bavay
La fraîcheur légendaire du Nord de la France

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Au pays des irréductibles douceurs du Nord, la Chique de Bavay tient une place à part. Cousine germaine des célèbres bêtises de Cambrai, cette friandise rafraîchissante allie un ancrage historique surprenant, lié aux tumultes des guerres napoléoniennes, à un savoir-faire confiseur ancestral.

 

Enfilez votre écharpe et plongez dans l'histoire de ce bonbon incontournable de l'Avesnois !

Une origine insolite née des guerres napoléoniennes

L'histoire de la Chique de Bavay plonge ses racines au début du XIXe siècle, en 1815, en pleine période troublée. À cette époque, les soldats de l'armée napoléonienne — les fameux « grognards » — avaient pour habitude de déchirer avec leurs dents les sachets de poudre à canon pour charger leurs armes. Ce geste répété laissait inévitablement des résidus de plomb et de salpêtre sur leurs dents et dans leur bouche.

 

La légende raconte qu'un soldat blessé trouva refuge dans une ferme de Bavay et intrigua ses proches par la blancheur et la santé parfaite de sa dentition. Interrogé sur son secret, il expliqua qu'il suçait constamment des bonbons envoyés par une parente habitant précisément à Bavay. Ces douceurs l'auraient protégé des méfaits du plomb.

 

C'est sur la base de cette tradition orale et populaire que le confiseur Favier-Fortin décida de formaliser la recette en 1875, avant de déposer officiellement la marque et la composition en 1922.

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Le secret de fabrication : la pureté du sucre candi

Si le bonbon séduit par son goût rafraîchissant, sa fabrication obéit à des règles de confiserie très strictes, ancrées dans le terroir du Nord :

  • Le sucre candi : Confectionnées à l'origine à base de sucre candi de betterave 100 % naturel, les chiques se distinguent par leur texture et leur éclat.

  • Le tour de main : Le sucre cuit est travaillé, étiré et structuré pour offrir un bonbon dur à l'extérieur qui fond lentement en bouche.

  • Les saveurs : Traditionnellement parfumée à la menthe (ce qui lui confère son immense pouvoir désaltérant et digestif), la chique a su diversifier ses arômes au fil du temps. On la trouve aujourd’hui déclinée en notes de café, de noisette, de poire ou de pomme.

 

Un patrimoine vivant préservé

Tombée un temps dans l'oubli au milieu du XXe siècle, la Chique de Bavay a connu une formidable renaissance grâce à l'action d'artisans passionnés qui ont su la remettre au goût du jour. Aujourd'hui, elle fait la fierté de la ville de Bavay (célèbre par ailleurs pour son site archéologique gallo-romain) et continue de faire le bonheur des amateurs de confiseries d'antan.

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