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La prasline de Montargis
l'or brun de la famille Mazet et des rois de France

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Si le mot « praline » évoque aujourd’hui partout dans le monde des douceurs à base de chocolat et de noisettes, sa véritable matrice originelle se trouve dans le Loiret, à Montargis. Née d'un heureux accident de cuisine au XVIIe siècle, la praline de Montargis — souvent appelée la « Prasline » — est un monument de la confiserie française, à la fois croquante, dorée et chargée d'histoire.

 

Partez à la découverte de cette pépite caramélisée qui fait la fierté du Gâtinais !

Une invention royale signée du maréchal de Praslin

L'histoire de la praline commence sous le règne de Louis XIII, vers 1636. À cette époque, le duc de Choiseul, comte de Plessis-Praslin et futur maréchal de France, possède un château à Montargis.

 

La légende raconte que l'officier de bouche du duc, un certain Clément Jaluzot, cherchait à enrober des amandes de sucre cuit pour les conserver. Un étourdi renversa par mégarde une casserole de sucre bouillant sur des amandes. En voulant rattraper le coup, le cuisinier s'aperçut que le sucre avait cristallisé et caramélisé autour des fruits secs, formant une coque dure et irrésistible. Le duc décida de baptiser cette friandise de son nom : la « prasline » était née.

De la table des rois à la Maison Mazet (1903)

Longtemps prisée par la cour de Versailles (notamment par le duc de Guise et plus tard par la marquise de Sévigné qui en raffolait), la recette connaît un tournant décisif au début du XXe siècle.

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En 1903, la confiserie parisienne Mazet achète la recette secrète et exclusive de la véritable praline de Montargis, qu'elle implante durablement dans la ville du Gâtinais. Depuis, la Maison Mazet perpétue ce savoir-faire ancestral à l'identique, érigeant la praline au rang d'icône internationale.

Le secret de fabrication : la pureté absolue

Contrairement aux idées reçues, la véritable praline de Montargis se compose uniquement de trois ingrédients, sans aucun colorant ni conservateur :

  • Des amandes sélectionnées : Généralement des amandes douces de premier choix, nettoyées et triées avec soin.

  • Du sucre cristallisé blanc : Qui va enrober le fruit.

  • De la vanille (ou de l'eau de source selon les secrets de fabrication) : Pour apporter une subtile note parfumée.

 

Dans de grands chaudrons de cuivre, les amandes et le sucre sont chauffés et remués sans interruption jusqu'à ce que le sucre fonde, s'assèche, puis caramélise pour former une belle pellicule ambrée, mate et bosselée.

Un trésor croquant et intemporel

Aujourd'hui, croquer dans une praline de Montargis, c'est s'offrir un double plaisir : d'abord le craquant puissant du caramel doré, puis le moelleux et la rondeur de l'amande torréfiée. Protégée par un savoir-faire jalousement gardé, elle continue de séduire les gourmets du monde entier, qu'elle soit dégustée nature ou intégrée dans de sublimes pâtisseries.

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